C’est là où tout a commencé …

Dans de nombreuses régions dans le monde, les femmes se transmettent des secrets de beauté de génération en génération. Elles se les chuchotent comme des confidences, qu’elles se transmettent de mère en fille depuis la nuit des temps. D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours baigné dans cet environnement de par mon univers familial. J’ai eu la chance de pouvoir revivre ces instants privilégiés en vivant en immersion auprès d’une communauté de femmes mayas dans la région du Chiapas au Mexique. Je vous fais découvrir mon voyage à travers ces quelques notes, à travers mon carnet de beauté.

Jour 1

L’histoire de Mawena a donc commencé quand je suis partie rejoindre ma sœur au Mexique, en ayant besoin de me recentrer sur moi. J’ai tout d’abord profité du temps que j’avais là-bas pour effectuer des visites touristiques, avec ce besoin de m’imprégner de la culture locale, qui est forte et chargée d’émotions.

        

Jour 8

Nous avons décidé, avec ma sœur, d’aller vivre quelques temps en immersion avec une communauté de femmes mayas. Les mayas sont là depuis des centaines et des centaines d’années, et bien que leur culture ait été étouffée par l’arrivée des colons, certaines traditions demeurent intactes, et ancrées dans la culture locale des habitants, notamment dans leur maîtrise et communication avec les éléments. J’avais vraiment besoin de ce retour aux sources pour pouvoir aller de l’avant.

Notre arrivée était visiblement assez impressionnante pour le peuple maya, qui n’était pas habitué à voir arriver des touristes mexicains dans leur région, et encore moins des touristes venus d’ailleurs. Ce qui les a le plus interloqué sont ma taille, qui passe tout à fait inaperçue dans notre monde occidental, mais la différence avec celle des peuples mayas est telle qu’il y avait matière à exclamation. Mais ce qui les a le plus amusé, c’était ma couleur de peau. Certains pensaient que je venais du Tabasco, qui est une région du Mexique où les habitants ont la peau noire, mais mon accent non-mexicain m’a vite trahi. Entre les enfants qui s’arrêtaient pour nous regarder avec insistance, ma soeur et moi, et les habitants qui n’hésitaient pas à nous toucher, nous avons passé des moments très surprenants.

Jour 11 

La beauté ethnique des femmes mayas, c’est l’une des choses qui m’a le plus touché, car cette notion de beauté représente tout d’abord un moment de partage, une transmission, qui essaie de valoriser un savoir-faire qui se perd. Dans notre monde occidental, dépendant de comment nous avons été élevés, cela se perd, les traditions restent dans l’oubli et n’en ressortent que celles qui ont réussi à faire leur chemin à travers de confidences.

Leur environnement de vie est si différent du notre. Les mayas vivent en famille, sur plusieurs générations, et leur « maison » a une organisation bien particulière. Sur un grand terrain, ils ont plusieurs petites habitations, les principales étant au centre, et se constituent de la cuisine et d’une sorte de salon, que nous pouvons décrire de manière très simple : une pièce vide avec des chaises. Dans la cuisine, tout le monde se réunit, sans forcément mettre la main à la patte, mais fait au minimum acte de présence, de manière très conviviale, où les épis de maïs sèchent un peu partout. Tout autour de ces pièces de vie, les petites habitations séparent les différentes entités de la famille.

Jour 12

Les femmes mayas ont de véritables rituels de beauté, celui qui m’a le plus surpris est le Temazcal. Il s’agit d’un rituel ancestral utilisé par les mayas depuis des millénaires. Tema signifie vapeur dans le langage de la région, et cali veut dire maison. Maison de vapeur, donc, qui fait partie des petites habitations des terrains familiaux. Ce rituel, effectué quotidiennement, qui relève à la fois de la beauté et de la purification aide la population à « renaître », en laissant derrière soi tout ce qui nous bloque pour avancer dans notre vie. Le temazcal représente la figure maternelle, qui écoute et qui ressent.

Bien qu’il existe plusieurs types de temazcal, celui dont j’ai eu la chance de prendre part est celui cosmétique, qui nous encourage à prendre des responsabilités sur la vie, sans perdre notre essence. On y applique de la boue, du chocolat (petit rappel, le cacao est originaire d’Amérique du Sud) ou tout simplement du savon, en donnant de l’espace au corps physique, et en révélant la beauté intérieure, celle qui se cache en chacun de nous.

Le Temazcal ne s’est lui-même pas inventé au Mexique, il a été importé du Groenland bien avant l’arrivée des espagnols, qui utilisait cette méthode pour aider le corps à s’endurcir suite au choc des températures. Les femmes mayas l’ont alors amélioré, en y incorporant leur savoir sur les plantes, et où se rejoignent et communient les quatre éléments.

Jour 14

Parce que la beauté passe aussi par l’assiette, nous avons pu suivre une femme maya qui nous a emmené au marché afin de choisir les fruits et légumes les plus sains pour pouvoir cuisiner un plat traditionnel maya : les tamales, préparés à base de farine de maïs et de farce salée ou sucrée. La nourriture est un moyen parfait pour se rendre compte de la culture locale, car les produits utilisés reflètent souvent le mode de vie et la culture d’une civilisation et d’un peuple, la nourriture raconte une histoire, au même titre que les rituels de beauté.

Jour 18

Des femmes qui s’appliquaient une poudre sur le visage ont attiré ma curiosité. Leur posant quelques questions, l’une d’elle m’a donné une plante de Tepezcohuite, en m’expliquant l’utilisation de cette plante, ce qu’elles en font en cosmétique. La plante est séchée, puis broyée pour récupérer une poudre. Elles l’appliquent de manière quotidienne, sous forme de décoction, mélangée avec de l’eau ou de l’huile. J’ai découvert par la suite qu’il s’agissait d’une écorce miraculeuse de Mimosa tenuiflora qu’elles utilisent de génération en génération.

Jour 20

Ces moments de complicité m’ont permis de découvrir leurs propres rituels de beauté à travers un échange. J’ai à mon tour présenté tous les rituels de beauté que ma propre mère m’avait transmis, et à la fin du séjour s’est posé la question de comment faire pour aller plus loin. Il était évident qu’entre les deux mondes il y avait des ponts à construire.

Je suis repartie avec un échantillon de la plante mexicaine qu’elle m’avait proposé quelques jours auparavant, et c’est comme ça que j’ai promis aux femmes de la communauté que la prochaine fois que je reviendrai au Mexique, ça sera avec un projet concret autour d’une gamme de produits qui valorise leur propre savoir-faire.

L’arrivée à Paris

Une fois arrivé à Paris, ça a été le début du parcours du combattant. Il fallait trouver des partenaires fiables, qui nous aident qui nous aident à créer concrètement une marque de produits cosmétiques, jusqu’au moment où j’ai enfin trouvé un partenaire clé, et c’est grâce à ce partenariat qu’on a développé des formules 100% naturelles, qui correspondent à nos valeurs et à nos exigences, à savoir des produits cleans et qui répondent aux besoins cosmétiques des femmes d’aujourd’hui.

Et c’est à ce moment-là que tout s’accélère. Je finis par quitter mon job, je rejoints un incubateur dédié aux start-ups innovantes, je m’entoure d’experts spécialisés dans le secteur de la cosmétique, et enfin j’identifie les coopératives responsables dans plusieurs régions du monde.

Je savais que pour Mawena je voulais des produits qui soient 100% naturels, qui soient efficaces, sains, sûrs, et qui parlent aux femmes d’aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle on a développé nos produits à partir de plantes. C’est la différence fondamentale, nos produits ne sont pas inspirés par les plantes, ils en sont composés.

Cinq ans se sont passés depuis la promesse que j’ai fait à la communauté de femmes mayas, et aujourd’hui je suis fière de pouvoir annoncer le lancement de la gamme de cosmétiques de Mawena sur le marché. La cerise sur le gâteau, c’est que l’on a déposé un brevet international, Sublime Nature, et qu’enfin on a développé une coopérative solidaire 100% féminine avec les femmes mayas.

Je ne pouvais pas rêver mieux, on a créé exactement la marque que j’aurais voulu qu’on me propose en tant que consommatrice, à savoir de l’engagement, de l’exigence, de la qualité, et surtout de l’humain. On vous invite à vous aussi prendre part à cette aventure, à aller plus loin et transmettre ces rituels de beauté à nos côtés. Vous aussi vous pouvez parcourir le monde, faire un tour du monde de la beauté, pour partager ces rituels et ces secrets, car n’oubliez pas que nous sommes tous des beauty trotters.

 

Je m’appelle Helena Mendès, et je suis la fondatrice de Mawena.

 

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Vous pouvez aussi la regarder sur YouTube en suivant ce lien .

 

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